2026

 

28 mars - Initiation à la pierre sèche : une matinée d’apprentissage 

L’association Saint-Pierre-le-Chastel Patrimoine a accueilli ce samedi une quinzaine de participants pour une initiation de deux heures à la construction en pierres sèches. Grâce à l’accord de la mairie, qui soutient la valorisation et l’entretien de ce patrimoine exceptionnel, l’atelier a pu se dérouler au cœur du hameau des Chazaloux, un site dont l’histoire ancienne se devine encore dans le paysage.

Un site chargé d’histoire

Ce site, protégé par des creux et des reliefs, comptait entre 65 et 70 cases. Aucune maçonnerie n’y était utilisée : tous les murs étaient construits en pierres sèches et brutes. L’absence totale de débris de toiture laisse supposer que celles-ci étaient réalisées en bois et en terre, matériaux périssables qui n’ont pas traversé les siècles.

Observer, comprendre, reconstruire

C’est dans ce décor chargé d’histoire que quelques membres de l’association ont accueilli les participants.

Dès le début de la séance, Gustavo a invité chacun à « lire » le paysage. À travers un exercice de dessin, les participants ont observé la structure du mur, son rôle dans l’environnement et les principes fondamentaux de la pierre sèche. Cette étape d’observation, essentielle, permet de comprendre la logique d’un mur sans liant, où chaque pierre trouve sa place grâce à son poids, sa forme et son équilibre.

Il a ensuite présenté les techniques de construction propres au site. Ici, les pierres proviennent des scories volcaniques, des blocs irréguliers, poreux, jamais taillés. Leur forme brute impose une approche intuitive : il faut les trier, les tourner, les soupeser… pour trouver la position qui garantira la stabilité de l’ensemble.

Un savoir-faire qui se transmet

Après la théorie, place à la pratique. Sous le regard bienveillant des deux animateurs Gustavo et de Philippe, les participants se sont initiés aux gestes de base en travaillant sur un muret d’exercice. L’atelier a donné lieu à de nombreux échanges : questions, observations, retours d’expérience… Tandis que les habitués reprenaient naturellement leurs réflexes, les dix nouveaux venus s’initiaient avec intérêt à la manipulation de ces pierres volcaniques. Une dynamique collective s’est rapidement installée, mêlant curiosité, entraide et plaisir de faire.

Face à l’intérêt croissant du public, l’association envisage d’organiser ces ateliers plus régulièrement, avec l’ambition de valoriser la technique, le site… et pourquoi pas, de reconstruire entièrement une case dans les années à venir.

 

24 avril - Une matinée au rythme des oiseaux du Marais de Paloux

Classé Espace Naturel Sensible depuis 2010, le site de la Butte et du Marais de Saint‑Pierre‑le‑Chastel constitue l’un des ensembles naturels les plus remarquables du Puy‑de‑Dôme. Sur près de 65 hectares, il associe une butte basaltique aux panoramas spectaculaires et un vaste marais où se développe une mosaïque d’habitats humides d’une grande richesse écologique. Dans cet habitat varié, 135 espèces d’oiseaux ont été recensés dont 61 qui nichent.

C’est dans ce cadre exceptionnel, qu’une quarantaine de personnes ont pris part, samedi 24 avril matin, à la découverte des oiseaux du Marais de Paloux, une animation proposée conjointement par l’association Saint-Pierre-le-Chastel Patrimoine et un groupe de bénévoles de la LPO Chaine des Puys.

Dès 8 heures, le groupe s’est élancé pour une balade naturaliste de deux heures trente autour du marais, un site où se mêlent roselières, prairies humides et zones d’eau libre.

Guidés par Christian et Nicole Taillandier, Béatrice Fayet, tous ont pu observer de nombreuses espèces emblématiques du site, reconnaître leurs chants et comprendre les comportements qui rythment la vie de ce milieu fragile.

Chaque année, le marais accueille une avifaune remarquable, enrichie au fil des saisons par le passage de nombreux migrateurs en halte. Grands échassiers comme le héron cendré ou la grande aigrette, oiseaux d’eau tels que la gallinule poule‑d’eau, rapaces comme le milan royal, sans oublier les passereaux — troglodyte mignon, pinson des arbres et bien d’autres — ont rythmé la promenade. Leur présence a offert aux curieux comme aux habitués un aperçu vivant et sensible de la richesse ornithologique du site.

À 11 heures, la matinée s’est poursuivie à la salle des fêtes avec une conférence‑diaporama ouverte à tous. Pendant une heure, ont été présenté les espèces observées, celles de passages, nicheuses ou pas, les enjeux de préservation des zones humides et les actions menées pour protéger ces habitats essentiels.

Gratuite et accessible, cette matinée a permis de sensibiliser largement à la richesse du Marais de Paloux, tout en offrant un moment de découverte convivial et instructif.

 

 

14 juin - Fête des mares : un rendez‑vous nature qui séduit 

Dimanche 14 juin, la Fête nationale des mares a de nouveau rencontré un beau succès à Saint‑Pierre‑le‑Chastel. Portée par l’association Saint Pierre le Chastel Patrimoine, la journée a réuni une cinquantaine de participants venus explorer la richesse méconnue des milieux humides.

Guidés par Béatrice Fayet, animatrice nature, et Nicolas Grand du CPIE Clermont‑Dôme, les visiteurs ont découvert la faune et la flore des mares : larves de libellules, dytiques, têtards, plantes aquatiques… Une immersion ludique et pédagogique, enrichie par les expositions prêtées par le Conservatoire d’Espaces Naturels et la LPO.

En parallèle, l’association proposait un rallye nature et un quiz interactif, très appréciés des familles, mêlant défis, observations et petites énigmes dans une ambiance conviviale.

 

11 juillet - Balade contée patrimoine : un voyage sensible au cœur de l’histoire locale des anciennes caves d’affinage du Bleu de Laqueuille.

L’association Saint‑Pierre‑le‑Chastel Patrimoine a accueilli 42 participants pour une soirée inoubliable : une balade contée au cœur des Cheires et des anciennes caves d’affinage du Bleu de Laqueuille. Ce site remarquable, en activité à la fin du XIX siècle puis abandonné vers le milieu du XX, a récemment été restauré par la municipalité afin de préserver ce patrimoine unique et de le transmettre aux générations futures.

Guidés par les voix Catherine et Pierre, les participants ont cheminé entre récits littéraires, anecdotes historiques et évocations poétiques. Les textes de Jules Renard, récits médiévaux, et les histoires de deux figures locales – Antoine Roussel, pionnier du Bleu de Laqueuille, et Jean le Gardien, mémoire vivante des caves – ont offert une immersion rare dans l’âme du lieu.

La soirée a également permis de comprendre la formation des mystérieux « trous de glace », phénomène naturel propre aux cheires volcaniques, qui fascine autant qu’il interroge. À chaque arrêt, les voix des conteurs faisaient ressurgir l’histoire, les gestes, les savoir-faire et les atmosphères d’autrefois.

Cette déambulation, ponctuée d’explications, de respirations narratives et de moments de partage, a permis de faire revivre un site longtemps silencieux. Les anciennes caves, aujourd’hui restaurées, deviennent un lieu de transmission, de découverte et de fierté pour la commune.

La qualité de la soirée s’est reflétée dans les retours spontanés des participants, qui témoignent de l’émotion et de l’intérêt suscités par cette déambulation.

« Une magnifique découverte ! Entre l’histoire des caves, les récits de Catherine et Pierre et le mystère des trous de glace, nous avons passé un moment formidable. Merci pour ce beau partage. » confie une participante, encore émue par la richesse de la visite.

Un autre ajoute : « Merci à vous, c’était vraiment super chouette ! Et bravo aux conteurs qui nous ont régalés avec l’histoire de RenarT. »

Des mots simples, chaleureux, qui traduisent l’enthousiasme général et l’attachement du public à ce patrimoine singulier.